Le 11 mai dernier, grâce au réseau Egalitère et ses ateliers de renforcement de compétences, j’ai pu tester pour la première fois un atelier Brouillards et boussoles !

Le format sur deux heures m’a donné quelques nœuds au cerveau car se posait la question : comment s’inscrit ce type d’ateliers par rapport au parcours complet ? Si l’on poursuit la métaphore, est-ce une réunion d’aventuriers ? Une pré-quête ? Une initiation ? Finalement, j’ai opté pour l’adage KISS, c’est-à-dire Keep It Simple Stupid !

Donc j’ai opté pour simplement utiliser ces deux heures pour réaliser les premiers exercices du parcours, en voyant déjà ce que l’on arrive à parcourir sur cette durée.

Deux photos de l’ateliers. Il y avait cinq voyageuses et moi,

Nous avons pris un peu de retard sur l’atelier et j’ai pris du temps pour présenter ma démarche, expliquant que c’est un projet en expérimentation et que je n’ai pas prévu de timing précis, simplement utiliser l’outil et voir ce qui se passe !

Mon objectif était de tester le concept, c’est-à-dire utilisation d’un univers narratif accompagné d’une animation et basé sur un support graphique pour aborder les projets et parcours professionnels.

Premier grand retour : cela fonctionne ! L’émerveillement, la prise au jeu, les échanges, les réflexions… L’univers porte avec intérêt les participants qui travaillent de manière efficace sur leurs projets. Les retours :

Qu’es-ce qui a fonctionné ?

“J’ai apprécié la métaphore, la distanciation, les questions, les formulations. Cela me donnait de la liberté, de la lucidité, comme un sas pour décrocher de la réalité.”

” La métaphore donne un accès à d’autres choses auxquelles on n’aurait pas eu accès sinon. On a l’impression de s’en éloigner mais en fait on travaille directement dessus.”

“C’est une forme de synthétisation qui permet d’aller à l’essentiel”.

“Cela m’a fait réfléchir, c’était efficace”

“Quand j’ai vu la carte, le support, je me suis dit “Wouaw, c’est ça !” et on entre dans le jeu ensemble.”

Qu’est-ce qui pourrait mieux fonctionner ?

“La demande à l’univers est difficile, c’est l’aboutissement d’une réflexion et là on nous le demande en début de quête. Cela devrait plutôt être en fin de parcours.”

“Le début est difficile, devoir choisir deux cartes et définir son avatar quand on est pas branché jeux de société, je me sentais démunie, sans voix.”

“L’avatar est une étiquette, il pourrait y avoir d’autres références culturelles, comme les 1001 nuits”

“Il faudrait retrouver l’avatar plus tard, que cela serve à quelque chose. Aussi, la partie sur le CV était court, j’aurais aimé plus de temps. J’ai pas vu le pétillant”.

Par rapport à l’avatar, c’est vrai qu’il me donne du fil à retordre ! Autant c’est un élément indispensable du jeu de rôle, autant je ne vois pas comment cela entre en cohérence avec Brouillards et boussoles. Je pense à le supprimer, ou à en faire une version super légère. J’ai quelques idées en tête mais qui demanderaient un temps de réalisation assez long, alors je le pose sur le côté pour l’instant…

En tout cas, cette première expérience m’a donné confiance en mon intuition et les idées, vivement la prochaine !